Le russe: comment, pourquoi?

Le russe : comment, pourquoi?

Comment et pourquoi apprendre le russe…

de façon efficace mais sans pression, dans des objectifs divers.

L’apprentissage de la langue implique un plongeon dans la culture russe, dès les premiers mots, les premières phrases.

L’enseignement du russe et les activités autour de la langue et de la culture russes sont animés par des enseignants expérimentés qui ont à cœur de permettre à tous de tirer plaisir et parti de cet apprentissage.
Détente, efficacité, bienveillance, mise en valeur des capacités de chacun, voilà quelques fondamentaux dans notre approche de la transmission de nos savoirs et savoir-faire.

ludique et utile

Annie Tchernychev, docteur en études slaves, professeur de russe certifié, 30 ans d’expérience de l’enseignement du russe pour l’Education nationale à tous les niveaux (de la primaire à l’Université, des classes de lycée au BTS).
Auteur de nombreuses méthodes de russe publiées aux éditions Ellipses, son objectif est de donner à tous le plaisir d’apprendre le russe et d’en retirer satisfactions et résultats rapides.


Nos formations et nos objectifs

Nos formations ont pour objectif de proposer un apprentissage sérieux et intensif, dans la convivialité et la bienveillance, avec des méthodes adaptées aux apprenants francophones. Ainsi, pour les débutants, au-delà d’un simple apprentissage, c’est le début d’une réflexion sur sa propre langue, sa propre culture, en prenant le recul que permet la découverte d’un autre alphabet, d’une autre conception de l’expression.
Par exemple : chaque lettre correspond à un son, ainsi « ch » est une seule lettre, ainsi que « ts » et d’autres. Il n’y a pas de sons « in, an, on ». En revanche, l’accent tonique est très important, comme en anglais.
Très vite on approche des questions relativement philosophiques ! Et le simple apprentissage de l’alphabet est une démarche culturelle et intellectuelle. Ainsi, la dernière lettre de l’alphabet est le я, « ya », qui signifie « je » ou « moi». Un « je » qui s’exprime très peu en russe.
Mais, restons pratiques : la Russie est très influencée par la culture française et a un attachement profond, fort et ancien pour la culture française. Cela se retrouve dans la langue. De très nombreux mots courants sont empruntés au français. Des mots qui favorisent une acquisition rapide d’un vocabulaire de base. Sans grosses difficultés d’orthographe, à l’inverse du français.

Des premières phrases faciles à construire

Livre Ellipses

Les 100 verbes russes

Le russe n’a pas de verbe être exprimé au présent. Il est donc simple de construire des questions et réponses courantes. Sans verbe ! Il n’y a pas d’articles. La conjugaison des verbes au présent est assez facile. La conjugaison au passé est d’une simplicité enfantine. Beaucoup de mots sont transparents, surtout dans la langue d’aujourd’hui.

Quant à l’alphabet, il est très vite maîtrisé. Une lettre = un son. En revanche, certaines lettres sont plus longues à écrire (ж en cursive par exemple), d’autres diffèrent en cursive (И par exemple, qui devient « u ») il est donc plus simple de voir les caractères « imprimés » et de les saisir sur tablette, smartphone ou ordinateur. Pour configurer son ordinateur, nous conseillons de voir le site lexilogos qui apporte toutes les réponses (installation du russe, choix de clavier, clavier virtuel en ligne, etc.)


Pourquoi apprendre le russe

Parce que la Russie est le plus grand pays du monde. C’est aussi le plus riche en richesses naturelles.

Parce que les Russes aiment la France, par tradition, et ont le sentiment parfois que les Français n’ont pas conscience de ces liens culturels solidement ancrés dans l’histoire.

Pourquoi le russe?

Pourquoi le russe?

La langue reflète des réalités historiques, économiques, culturelles. L’apprentissage du russe ne se conçoit qu’en étroite relation avec la culture (histoire, arts, cinéma, littérature, etc.). Pour dialoguer dans un cadre quotidien comme dans un contexte de travail, il est indispensable de manifester à son interlocuteur russe que l’on s’intéresse de près à son pays.

Parce que le russe est une très belle langue, très mélodieuse.

Enfin, apprendre le russe représente un enrichissement personnel indéniable, ainsi qu’une spécificité et une originalité faciles à mettre en évidence.


Comment apprendre le russe ?

L’accent tonique est la première difficulté du russe. L’accent tonique est cependant comparable à l’accentuation des mots anglais. C’est pourquoi tous les mots doivent être mémorisés oralement et répétés, ce qui efface ce premier obstacle. La première approche de la langue doit être orale, tout naturellement!

Certes, les déclinaisons restent la principale difficulté. C’est ce qui a donné au russe sa réputation de langue « semblable au latin ». Cependant, la terminaison des mots ne s’entend pas toujours. Donc, on peut s’exprimer en oubliant les déclinaisons ! Et l’on gagnera ainsi beaucoup de temps. C’est ce que font la plupart des Français qui doivent rapidement prendre contact avec des Russes dans la sphère professionnelle. Cela n’exclut pas d’apprendre la grammaire et les déclinaisons. Dans un ordre naturel, comme le font les Russes qui doivent eux aussi apprendre les déclinaisons à l’école.

En résumé, l’objectif est un objectif de communication. Parallèlement au vocabulaire courant, classé par thèmes, sont tout de suite apprises des tournures telles que скажите, пожалуйста [skajitié pajalstа], qui montrent les limites de la traduction littérale, la formule consacrée pour demander tout renseignement… Excusez-moi, pouvez-vous me dire… et qui se traduit « dites-moi, s’il vous-plaît (!) »

– On remarquera vite dans la langue des spécificités étonnantes et fondamentales… Меня зовут Мишель [minia zavout Michèl’] : Je m’appelle Michel, signifie que « l’on m’a donné un prénom par lequel on me nomme ». « Moi » et « je » ne sont pas utilisés comme en français. Dans les structures, il y a toujours une différence entre ce que ce que « je » décide et ce que « je » subis. De même, « être » et « avoir » n’existent pas ou se confondent : c’est une vraie réflexion philosophique qui peut s’entamer.

« Dépoussiérer et dédramatiser »

Telle pourrait être notre devise caricaturale! Pendant des décennies, le russe a été présenté, étudié, enseigné sous son seul aspect grammatical. « NAGDIL » disaient les élèves, autant pour désigner les cas que pour en retenir l’ordre. Maîtriser les déclinaisons demande des années de pratique et d’apprentissage. Quoi que l’on puisse penser, l’utilisation des déclinaisons n’est pas innée. Les petits Russes passent plusieurs heures à les étudier à l’école primaire.

Mais il faut réfléchir au fait que, sans vocabulaire, la grammaire n’est d’aucune utilité. Un canevas sans fils, une tête bien faite, une plante sans graines. Ceci, nous l’affirmons depuis de nombreuses années (voir : Annie Tchernychev,  L’enseignement de l’histoire en Russie, L’Harmattan ; Kak, Ellipses). Il est d’autant plus dommage d’envisager l’apprentissage du russe sous le seul angle de la grammaire, que l’on a la chance de se trouver face à une langue dans laquelle on n’a pas de verbe être au présent, pas d’articles. Un mot interrogatif, le mot sur lequel porte la question, et l’on a une phrase. Et, qui plus est, de nombreux mots empruntés au français permettent de disposer rapidement d’un grand lexique courant. Exemple : Où [est le] théâtre ? Gdié tiatr ?

Pour illustrer différemment notre propos, citons pour exemple Emmanuel Carrère dans son Roman russe. Il y évoque avec sincérité ses rapports à la langue russe : amour – désamour. Parle de ses difficultés à s’exprimer en russe alors qu’il maîtrise assez bien la grammaire. De ses sautes d’humeur liées à ses progrès ou, inversement, à ses difficultés. Mais ils se trompe en diagnostiquant ce qui apparaît comme une schizophrénie due à ses origines franco-russes. Vivre avec deux langues, et donc deux cultures, – et deux cultures aussi riches que la culture française et la culture russe – cela ne peut pas se faire sans traces profondes dans la personnalité, la perception du monde, l’appréhension de l’autre.

C’est pourquoi la communication orale est au centre des stages intensifs. Une communication au plus près de la réalité, sur la base de besoins et de documents courants et authentiques. Ce qui permet d’aborder la grammaire progressivement, naturellement et sans pression. C’est aussi ce qui donne envie d’aller plus loin dans l’apprentissage d’une langue riche, originale, moins inaccessible que la plupart des gens le pensent.

 

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